22 octobre 2026

Bilan-Faim 2026 : l’insécurité alimentaire ne fléchit pas

#Actualité

Moisson Québec constate avec préoccupation une stabilité des demandes.
Le Bilan-Faim 2026 révèle non seulement une tendance qui s’enracine, mais témoigne également d’une pression persistante sur les organismes du terrain. Cette année encore, trop de personnes doivent se tourner vers de l’aide alimentaire pour répondre à un besoin de base.

Moisson Québec a répondu mensuellement à un minimum de 313 225 demandes d’aide alimentaire en 2026, contre 312 261 l’an dernier. Il y a toujours près de 84 000 personnes par mois qui font appel aux services des 135 organismes accrédités de son territoire.

Les voyants continuent d’être au rouge pour la région de Québec dans le Bilan-Faim 2026 :

• De plus en plus de familles ont recours à l’aide alimentaire. La proportion des personnes aidées qui sont des enfants ou des jeunes de moins de 18 ans atteint 38 % en 2026 alors qu’ elle était de 31 %, il y a 5 ans.

• De plus en plus de travailleurs ont recours à l’aide alimentaire. La proportion des ménages dont la principale source de revenus est un emploi est passée de 24 % en 2022 à 31 % en 2026.

• Malgré un appui du gouvernement et de multiples partenaires, Moisson Québec et plusieurs autres organismes du réseau peinent à répondre à la demande. Ils sont dans l’incapacité de le faire dû à un manque de ressources qui peut se traduire par des ressources financières insuffisantes pour acheter des denrées, des défis d’entreposage ou encore un manque de personnel.

Nombre croissant de travailleurs

Le Bilan-Faim 2026 révèle également une transformation inquiétante du visage de l’insécurité alimentaire au Québec : « Ce constat rappelle les défis liés au contexte économique actuel. La faim ne touche plus uniquement les personnes sans emploi ou en situation d’extrême précarité, elle frappe désormais un nombre croissant de travailleurs qui ne parviennent plus à couvrir leurs dépenses essentielles.  Année après année, nous espérons voir la pression diminuer. Quand les demandes sont plus élevées que les ressources disponibles, chaque panier préparé représente un défi supplémentaire pour les organismes de notre réseau. Cette situation nous rappelle qu’au-delà de l’aide d’urgence, nous devons collectivement nous attaquer aux causes profondes qui maintiennent trop de Québécoises et de Québécois dans la précarité », souligne Élaine Côté, directrice générale de Moisson Québec.

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